Bientôt une garderie francophone au Parc Windsor

March 22, 2021

 

Diary Marega, originaire du Sénégal, poursuit son rêve d’ouvrir un centre de garde pour enfants, qu’elle a décidé d’établir dans le quartier de Parc Windsor. Avec toutes les étapes à franchir avant d’atteindre son but, le CDEM est un atout essentiel dans ses démarches. 

 

Un rêve qui fait son chemin 

 

Quand Diary Marega est arrivée au Canada en 2012, elle a suivi le programme Éducation de la jeune enfance à l’École technique et professionnelle (ETP) de l'Université de Saint-Boniface (USB) 

« Quand je suis entrée dans ce programme, j’avais en tête de retourner au Sénégal et d’ouvrir ma propre garderie là-bas. Les choses se sont déroulées autrement. J’ai des enfants maintenant, donc je me suis retrouvée à devoir changer mes plans 

« Là  je réside, aux alentours du Parc Windsor, il n’y avait pas de centre de garde en français. Alors je devais à chaque fois chercher à Saint-Boniface, mais il n’y avait pas énormément de places vacantes en garderie pour mes enfants. Ça a été très compliqué durant cette période. J’ai fini par démissionner de mon ancien travail pour pouvoir m’occuper de mes enfants.  

« Finalement, j’ai trouvé de la place pour chacun, mais mes enfants étaient dans trois garderies différentes! Dans certaines, toutes les activités étaient en anglais. Ça devenait un vrai défi pour la francisation de mes enfants. Je trouve que c’est bien plus simple quand c’est en français. » 

 Une entrepreneure déterminée à poursuivre son rêve 

 

Après avoir vécu ces expériences, Diary Marega décide de prendre les choses en main et de donner vie à ce projet de garderie qui lui trotte dans la tête depuis quelques années. Elle se souvient : « Je me suis dit que c’était le moment, et pourquoi pas au Parc Windsor? J’étais lancée. Les démarches ont débuté en juin 2020. »  

Si tout va bien, le centre de garde devrait ouvrir au printemps 2021 : « Ma garderie se nommera Lp’tit paradis. On espère pouvoir l’ouvrir prochainement, mais j’attends encore le feu vert. Il y aura une capacité d’accueil de 40 enfants, de 18 mois à cinq ans, et on comptera à peu près de neuf à dix employés. » 

Elle précise que « la plupart sont déjà recrutés, mais on continue à chercher encore. Ce n’est pas facile de trouver des personnes qualifiées. Aussi, on a trouvé un local où on a dû faire beaucoup de travaux ». 

 Le parcours du combattant 

 

Beaucoup d’étapes étaient en effet nécessaires afin de mettre sur pied le centre de garde Le p’tit paradis, mais les identifier n’était pas de toute simplicitéDiary Marega raconte : « Il n’y a pas vraiment de liste préétablie où on peut cocher des cases. C’est vraiment du cas par cas, selon le nombre d’enfants maximum accueillis, de leurs tranches d’âges… Il y a beaucoup de facteurs à prendre en compte.  

« Tout d’abord, nous avons dû entrer en contact avec la Province pour faire un état des lieux du local que j’avais choisi. Suite à ceci, un coordonnateur nous a été affecté et nous avons dû suivre une liste de recommandations sur la façon d’aménager le local. Ensuite, nous avons contacté la Ville de Winnipeg pour nous renseigner sur les différentes restrictions, règles de sécurité, etc. 

« Puis nous avons fait notre plan d’intérieur détaillé du local, qu’il fallait faire approuver par la Province. Ensuite, il a aussi fallu contacter le secteur de la santé et leur soumettre notre plan. Ils devaient l’approuver également. 

« Une fois toutes ces procédures terminées, on fait demande à la Ville pour un plan et un permis de rénovation, puis on a engagé des contractuels pour faire les travaux nécessaires comme l’électricité, la plomberie, etc. La Ville doit alors inspecter de nouveau le local pour s’assurer que tout est aux normes sanitaires et sécuritaires exigées, et demander, si nécessaire, de nouveaux travaux. C’est alors le temps de demander un permis d’occupation, puis une licence. » 

Toutes ces procédures prennent beaucoup de temps et d’argent. Il y a de nombreuses choses à faire et une multitude de papiers à remplir. Il faut donc savoir où trouver de l’appui. Diary Marega : « Au départ, je ne savais pas où demander ni comment commencer. Quand je faisais beaucoup de recherches, je trouvais beaucoup de portes fermées. C’était vraiment décourageant.  

« J'ai assisté à la formation Business Start du CDEM avec Joel Lemoine. Plus tard, j'ai fait mon plan d'affaires et soumis une demande de subvention à la Province du Manitoba. J'ai approché le CDEM et grâce à l'appui de Robert Paquin, j'ai fait traduire mon plan d'affaires avec l'aide du CDEM pour faire la demande de subvention en anglais.» 

 

 Un rêve qui se réalise 

Si le parcours vers l’ouverture de son centre de garde était loin d’être facile, la directrice du futur centre n’a aucun regret. Le p’tit paradis, c’est son rêve pour sa communauté et toutes les familles francophones qui la composent. « J’avais vraiment cette idée en tête pour le bien de la communauté, en français. On a fait un vrai travail de qualité en préparant ce centre. On a essayé d’innover.  

« On espère maintenant qu’on aura du soutien de la part de la communauté pour faire vivre notre garderie, qui est à but non lucratif. Bientôt, nous lancerons une collecte de fonds pour nous aider dans nos défis du quotidien. » 

La garderie Le P'tit Paradis Inc. embauche présentement des éducateurs et éducatrices. Veuillez consulter la page Facebook de la garderie pour avoir plus d'informations: https://www.facebook.com/famillepetitparadis